février 8, 2010

08/02
Putain mais dégage, casse-toi de mon crâne, laisse mon coeur tranquille, laisse-moi reprendre le cours normal de ma vie actuelle.
Je ne te connais pas. Tu ne me connaitras jamais. On a rien a savoir, on a rien a se dire, on aura jamais rien, même pas de « on ».
Alors tout ce que je demande c’est d’oublier cet éphémère abstraction née de mon désespoir et de ses yeux.
Je me le demande. Je me l’impose. Je me l’oblige.
Je l’oublierai! Aussi vite qu’il m’est venu à l’esprit.
Je lis Fight Club.
Je sombre dans les paroles de Tyler.
Tyler est bien. Tyler est un génie.
Tyler pense que l’amélioration de soi n’est que branlette, et que l’autodestruction est la clé de la réussite.
Quand je disais de moi que j’étais en train de me détruire, je me disais que c’était une mauvaise chose. Déjà parce que ça faisait mal, et pas qu’à moi, et ensuite parce qu’on a, dans notre morale humaine, catalogué l’autodestruction dans un gros registre qui s’appelle LE MAL.
Jamais je n’avais imaginé une seule seconde que ce soit quelque chose de bien. De bon pour tous.
Seulement , s’il me venait à l’idée de retirer l’autodestruction de sa place initiale, et que je le fourrai dans LE BIEN, moi, en tant qu’individu, on me jetterai dans la catégorie ALIÉNÉ.
Autrement dit, chez les pas normaux, les fous, les tarés. Sur la bande d’arrêt d’urgence. Aux oubliettes.
Chose tout a fait normale.
Selon eux.
Selon la normalité.
Selon le moutonnage intensif mégalomane.
Mais j’ai encore un peu de dignité pour ne pas m’envoyer crever dans un asile.
février 4, 2010

04/02
Mon dieu, c’est vraiment possible d’être schizo à ce point?
Je les hais. J’ai envie de les ouvrir en deux et d’leur enfoncer une sonde dans l’estomac.
Un peu comme avec le coeur de mouton en SVT. Oh, deux meurtres dans le même établissement!
Enfin.
Ca devient récurrent.
A chaque fois que je commence à m’énerver sur quelqu’un, y’a comme une alarme dans ma tête qui se déclenche lentement; » Tolérance! Tolérance! Si tout le monde tolère tout le monde, wars will be over! » Le pire c’est que ça se passe vraiment, hein. Après, est-ce que ce genre d’idéaux peut se réaliser, j’en doute assez. Si on n’avait plus rien à haïr, plus personne du moins, on se défoulerais sur autre chose. Genre, je vais haïr un légume, je vais haïr cette saleté de clémentine – ok, c’est pas un légume - à pépins – les clémentines à pépins ça tombe toujours sur moi!
Massacre impulsif de biens de la nature.
Et quand on me parle de racisme ça me fait bien rire.
Sérieux, le racisme, ça a commencé depuis qu’on a fait des plaines verdoyantes des routes et des grosses briques. Les hommes n’ont pas trouvé la terre assez bien, selon leur vue objective très objective, donc ils l’ont condamnée à crever sous le poids de leur mégalomanisation. Oui, on peut pas dire qu’elle pouvait y faire quoique ce soit la nature, mais sérieusement, quand je songe à cette théorie, bon sang, comme elle me parait évidente!
L’homme en lui-même est une forme de racisme. De ses yeux tournés vers leur self-intérieur, de son coeur incompréhensiblement égoiste, de sa raison comparable a un SuperMassiveBlackHole où tout se confond et tout se perd.
On y pourra jamais rien.
Mais on peut toujours essayer, vu qu’on a rien a y perdre; on peut pas tomber plus bas.
No one is gonna save this town ♪
février 3, 2010

03/02
Et j’ingurgite du magnésium. Et j’ingurgite des vitamines B16. Résultat? J’ai plus grand chose à écrire.
Ok, c’est censé me revitaliser et tout, effacer mes idées noires (mais bon sang j’ai pas d’idées noires!), me donner la pêche. En effet ça semble marcher. Mais j’ai aussi la sensation d’une lobotomisation indirecte. Ces trucs sont en train de me réduire à l’etat de rien.
J’ai oublié d’en prendre hier. J’étais complètement shoutée. En même temps j’avais Hormones Rate x200 à cause d’une confusion entre les gros machins de magnésium et les pilules microscopiques de.. pilule. Enfin vous voyez ce que je veux dire.
A part cette journée inoubliablement floue et bizarre, le début du mois a démarré sans crier gare, rien de surprenant.
En fait je suis assez dubitative sur l’effet des médocs.
Si je vais mieux c’est peut-être aussi parce que j’ai déballé tout ce que j’avais – ou presque – sur le coeur, non?
Je veux des vacaaaaaaaaaaaances. Et un écran à LED. Et une XBOX – non, pas une PS3, finalement la qualité reste très bof. Et des tonnes de Häagen Dazs ♥
Mon PC je sais que je l’aurai. J’fais tout pour, j’me prive de tous les plaisirs possibles, je vais arriver à mes fins, j’aurais cette énorme somme d’argent avant la fin de l’année, et je vivrais en paix. Enfin.
Est-ce qu’ils vont remarquer les coneries sur la table de la salle d’étude? Et si c’était pas ceux auquel on s’attendait? Quelle euphorie pour rien. Je ne veux personne d’autre que l’individu que j’idolâtre (« Je suis ta plus grande fan! » « Ca doit être mes ch’veux! » E P I C !).
J’essaie de me lâcher un peu plus dans mes articles.
Je cherchais la conformité, le conformise littéraire en somme. Et quoi, si je dis tout et n’importe quoi issu de mon large esprit dérangé? Tant que j’ai des choses à dire, même si elles ne veulent rien dire, où que personne n’y fasse attention. De toute façon j’écris pour mon ego. Et le reste j’en ai rien à battre!
Sketch 1
Sketch 2 (Spécial BBC)
janvier 20, 2010

19/01

Sauvée ♥
Ouais.
Et si tu étais la raison pour laquelle je partirais?
J’ai bien envie de dire que oui. Mais c’est absolument pas vrai.
Merci d’avoir partagé ce moment avec moi. Parler de ça m’a tellement fait réfléchir. Maintenant je me sens décidée à faire un choix afin d’avancer et changer certaines choses.
C’est sûr, si je bosse pas, c’est parce que je me fais pas à ce Lycée. Et si j’étais plus à l’aise, je bosserai. Et si je bossai, je me ramasserai pas des notes comme ça. Plus jamais. Mais voilà je peux tout de même pas abandonner comme ça. J’avais déjà fait ce genre de truc. » Salut, j’ai rien contre vous, et je le comprend pas moi-même, mais j’me casse! «
Oh oui c’est déjà arrivé. J’ai déçu un tas de monde. Et moi j’étais comblée.
Hypocrite!
M’enfin.
Je peux toujours attendre la fin de l’année, j’y perd rien, si ce n’est un peu de mon humanité, et un peu de mon calme chaque jour. Comme ça l’année suivante je fais mes valises. Adieu!
Est-ce réellement la solution? Est-ce que je peux pas essayer de m’adapter encore un peu plus?
Mais y’a tellement de choses que j’ai envie de retrouver. A commencer par la motivation de vivre. Même si je vais bien en ce moment – les médocs feraient-ils enfin effet?
Oui. Ca va aller. On va faire avec. Un an c’est pas grand chose, surtout qu’on en est déjà au tiers (ou a la moitié?). Oui mais justement, l’argument qui conrte ce que je viens de dire, c’est qu’un an c’est rien, et qu’il faut pas le gâcher. Or c’est ce que je suis en train de faire. Mais ahh je trouverais jamais de réponse qui tienne! Je suis résignée.
Je ne ressens rien. Effusion émotive instable un jour, impassibilité méprisante un autre. Je me demande comment je me sens vraiment à l’intérieur. Tant que ça me tue pas..