décembre 7, 2009

Acte VII, scène 13, ” She became more and more confused as she grew older. “



6/12
Je fais des rêves de plus en plus tordus, mais bizaremment, ils m’éffraient moins.
J’ai ces images qui se répètent en boucle dans mon esprit. Elles sont à vomir. Mais c’est passé, le mal est fait.
Pour faire court je cauchemarde de seringues, d’injections, et de pleins de trucs dégeulasses comme ça. Et j’me réveille en plein milieu de la nuit, en sueur. J’ai du carrément me changer, une nuit. C’est embêtant.
A part ça, c’est le gouffre total tu vois, je tombe, j’ai pleins de pensées négatives.
J’asphyxie en cours. It’s getting worse and worse. Non vraiment, plus j’passe du temps assise sur ces chaises trop souillées, plus j’me met la pression pour sécher le cours suivant, ce qui je le sais très bien ne me mènera a rien, ne me fera que l’effet d’être libre pendant quelques minutes, et quoi. Après je sombrerai dans l’angoisse d’avoir fait quelque chose de mal. Et je regretterai mon acte. Mais c’est si fort, cette pulsion de quitter ce bâtiment. Loin de là que je n’aime pas le Lycée, j’aime beaucoup, c’est grand, c’est ouvert. On s’y sent bien.
Non, ce sont les gens avec qui je partage mes heures de cours qui me pompent l’air. Bien à eux.
Il n’y a pas de coupable dans cette affaire. Personne ne m’a jamais rien fait ou dit. Pourquoi les blâmer alors? Parce qu’ils ne sont pas à mon goût? C’est puéril. Mais c’est comme ça. Ca paraît assez hypocrite quand même. Mais je suis a bout de souffle..

décembre 2, 2009

Acte VII, scène 12, Et ça nous prouve un peu plus qu’on est tous voué à crever.

o1/12

Y-aura-t-il des émeutes de fous enragés? Et ils s’écrasent, se marchent dessus, saignent, pleurent, crient, suffoquent, abandonnent. Ils s’abandonnent d’abord. Ce serait un des extrême de l’homme, et toutes les mauvaises surprises qu’elle renferme.
Et on se demanderait, désespérément: “mais qui donc est à l’origine de tout cela?”

Non.
Décidément non, j’essaie, je me soumet à la réalité dans laquelle nous sommes tous ce que nous tâchons d’être. Je fais des efforts pour comprendre. Je me met à la place des personnes qui suivent la règle, essaie de penser comme eux. Je ne peux pas. Je ne peux pas imaginer quelqu’un d’heureux dans l’état actuel de l’humanité. Pourtant, les insouciants courent les rues. J’aimerai juste penser comme ces-gens là. Comment font-ils?
Je suis dérangée, je traîne mon lot de problèmes. Mais je ne sais pas si, le fait que je me déboîte systématiquement un os en l’espace d’une mili-seconde lorsque je fais un mouvement brusque, arrange ma situation. Ou le fait que j’entends des portes grincer sous l’effet de ma paranoïa (ça, encore, je doute que ça me soit singulier. Ca va.)
Non.
Ce à quoi je pense réellement, c’est le fait que j’en veuille à la vie entière pour être ce qu’elle est. Pas la vie non, les hommes. Les chats par exemple sont innocents. Les hommes donc. Ce que je suis, et ce que vous êtes, sans doute.
Je suis fatiguée. Un jour je me réveillerai de ce foutu cauchemar en plastique, parce que la vie fait vivre, et que vivre est accordé avec le sentiment le plus rare du monde; le bonheur. Je sais, vivre ce n’est pas seulement être satisfait, mais que peut-on dire du malheur? Il nous tue plus qu’autre chose.
Un humain se doit d’être libre afin de respirer à sa guise, de découvrir les choses par sa propre conscience, de se faire un monde lui-même, de faire des choix, de tomber pour se relever moins con, d’aller où bon lui semble avec qui voudra. Il y a des humains semblables, d’autres moins.
Mais non. En fait, personne n’est semblable à personne, en aucun point. Si on effaçait tout, les idées, l’éducation, les règles, la morale, ce qu’on a vu, tout ce qui forme notre base etc, si les modes et l’influence n’existaient pas encore, si tout recommençait à partir du néant. Si tu oubliais tout, si j’oubliais également. Qu’est-ce que tu ferais de ces mots? Tu ne saurais même pas ce qu’est un mot. Ni lire. Tu observerais ces traits sineux étranges, alignés, sans raison apparente. Qu’irais-tu imaginer? A quoi ces taches te ramèneraient-elles? A rien d’existant. A quelque chose que toi seul comprendrait. Et ce serait incompréhensible pour moi. Comme pour tous les autres.
Je reste persuadé que, si des enfants de dix ans sont amoureux d’un même gamin, c’est parce qu’on les a inconsciemment éduqués pour se diriger vers lui. Je veux dire, si nous étions des robots victime d’un brainstorming, aucun d’entre nous ne ferait, ne penserait ou n’aimerait une même chose qu’un autre.
Ils t’engraissent et tu grossis. Il n’existe pas de régime. C’est sans issue. Je me rend compte que c’est effrayant, alors que j’ai l’impression d’être la seule à appréhender. Rien que le fait de voir, d’entendre, d’apprendre, m’est insupportable. Parce que je suis contrôlée par ces multiples facteurs qui ne me sont pas propres (excepté la vue peut-être. C’est la seule qui me semble être mienne.) Je suis comme un jouet. Ca me glace le sang.
Ca me remplit de haine avant tout, et j’ai sincèrement peur de cette sensation-là. La haine engendre tout. Comme si un homme seul pouvait détruire tout ce qu’il avait le désir de voir détruit.
Mais cet humain n’est que moi.
Vraiment,
qui se soucie de vivre une vie transparente et lucide, noyée depuis toujours dans l’ignorance? Qui voudrait voir se détruire tout ce qu’on a mis aussi longtemps à bâtir?
Mais à quoi ça servait de construire? Ne pouvait-on pas rester là à rien faire, à savourer les instants comme ils venaient?
Il en faut toujours davantage à un humain. Puis, il a tellement d’imagination. A cause de ça, il a pu créer toutes sortes de choses, des refuges et des monuments tout comme des armes et des meurtres.
Un humain fourré à l’i-ma-gi-na-tion.
J’aurai préféré être débile comme ce vieux et vivre “peacefulement” une routine qui suffirait à me rendre aussi heureux que si j’étais l’homme le plus chanceux du monde – et le plus riche.
Ah, l’argent.
Inutile d’en faire un débat.

Tout ce que je veux, c’est ce que je veux, et ce que je veux, c’est me sentir bien, et fière d’être vivante.
Ah mais, c’est vrai.
Il en faut toujours plus à un humain.
Alors il faut que je me fasse à l’idée que, jamais ce ne sera comme si j’étais vraiment heureuse. Et je tourne en rond. Je suis revenue à la case départ. Je pensais que, si je faisais ce que je voulais, afin de satisfaire toutes mes envies, je me sentirais enfin bien.
Cependant je suis humainement pathétique, et j’ai, grâce à mes merveilleux gènes, un nouveau voeu à formuler à chaque seconde qui passe. JAMAIS je ne m’arrêterai de vouloir. Bordel. Je viens de le comprendre.

Tout ce que je voulais, avant de me coucher en me tordant dans tous les sens pour cause d’une douleur dans les côtes, avant de détester le monde sous un excès de désespoir hargneux, et avant d’écouter Yellow en écrivant ce pavé d’emo en crise d’exaltation, c’était de continuer à lui parler. Je l’aurai crié, pour que ma mère comprenne que si jamais j’éteignais ce PC en mousse, j’en garderai des séquelles, dont une rancoeur très profonde à son égard. Mais je suis incapable de crier.
Mais oh.
C’est pas évident? Ca saute pas aux yeux que sans lui j’arrive pas à exister? A chaque fois que je le quitte, je perd un bout de mon âme. Qu’elle le sache. Qu’elle me lise. Qu’elle comprenne!
Un jour.
Quand ce sera trop tard.

JE HAAAAIIIS LA SOCIETE HIERARCHIQUE, C’EST STUPIIIIIIIDE, SANS INTERET, ELLE ME REND MALAAADE ET NE REND HEUREUX PERSONNE, ELLE POURRIT LES HOMMES QUI L’INSTORENT ET ASPHYXIE CEUX QUI LA SUBISSENT.
Et ça nous prouve un peu plus qu’on est tous voué à crever.

décembre 1, 2009

Acte VII, scène 11, Left, Right, Left. Frightened.

28/11

Je n’arrive pas à m’endormir.
Est-ce parce que ça m’a fait énormément de bien de parler avec une personne adorablement parfaite? Tout ce que je sais, c’est que plus je repense à ça, plus je me sens comblée de bonheur.
J’ai soif de vivre.
Me rendant compte qu’il y a des gens merveilleux dans mon monde, même peu nombreux, mêmes s’ils me sont inconnus. J’en connais trop peu. Je m’en rend pas compte, non, je le sais déjà, j’y pense juste rarement. J’y pense rarement alors que je devrais le faire souvent, parce que ce sont des gens qui méritent qu’on pense à eux éternellement. Tout comme les choses. Ces choses brillantes qui font se sentir bien. Gâchis de pessimisme, qui me rend masochiste sur les bords. Je ne veux pas me mouiller, alors je m’abrite sous un parapluie, en prenant un bain. Je ne veux pas rester seule, alors je découpe une rangée de petits hommes en papier, puis je les sépare violement un à un.
Rien à faire, c’est une maladie contradictoire – même si, de toute façon, nous vivons dans un monde de contradictions, lui-même contradictoire. Alors bon, où est l’anomalie..
Un masochiste, c’est humain. Je suis un humain donc je suis masochiste. Syllogisme qui ne vaut rien: c’est absolument vrai.
C’est marrant, je parlais de joie de vivre, et j’ai dérivé sur la joie de souffrir. Impressionant.
Je ferais mieux de me taire.

novembre 28, 2009

Extra

Voilà. L’Homme de ma vie.
ASHTEW BELLCHER.

Dieu existe :/ ?

Merci, Dr. Kellenstein, mon chirurgien plastique préféré.

novembre 28, 2009

That’s So Chieko v.3.0

Changement oblige, mais j’hésite.
Alors votons!

Version 1

Version 2

Version 3

Merci! ♥