23/04
La vérité c’est que j’ai agis de la manière la moins censée qui soit. J’ai fait ce que je savais le mieux faire, un violent coup de BAAAAD m’a rappelé toutes les petites choses habituelles qui maintiennent mon équilibre et la condition de ce tout petit appareil merveilleux.
Je me réveille, croyant avoir beaucoup trop dormi, craignant qu’il soit trop tard pour rattraper ces heures perdues. Mon dieu, quand j’ai vu l’heure de mon oeil lassé, un tel soulagement de me rendre compte qu’il était en réalité beaucoup trop tôt pour qu’il fusse tard.
Un message peut changer une matiné.
” Sorry, j’ai eu une nuit horrible, je suis crevée, je laisse tomber pour aujourd’hui.”
L’heure est partout ici. Le problème c’est qu’elle est toujours différente. Alors la confiance s’en va a la plus proche, à celle qui nous appartient. Même si elle est érronée.
Qui s’en soucie.
Il faut bien en choisir une.
Un message peut changer vos plans.
“Pense au linge[...] le lave-vaisselle[...] bisous.”
Desfois un truc me revient quand les numéros défilent. Des trucs importants parfois. Voire très très importants.
Un message peut déprimer.
“Aufait, je te veux.”
Ou alors j’attend une réponse, qui peut-être elle aussi très importante.
Aller. Dis quelque chose. Tes propos peuvent boulverser ma journée.
Un message peut vous déprimer, et en même temps vous faire tourner en rond, et en même temps vous donner envie de partir très loin, et en même temps effacer les traces de solitude qui vous consument, et en même temps vous faire éclore des millions de petits bourgeons blôtis au plus profond de votre coeur.
Un peu comme ses messages.
Woaw, il est si tard. Je regarde encore l’heure. Le truc me met la pression. A défaut d’être perdue..
Un rendez-vous vient d’être fixé. Ca aussi, important. Sans réveil, le rendez-vous part en fumé. C’est comme pour n’importe quel autre rendez-vous.
Sans le rendez-vous, mon monde se désintègre.
Ne crois pas que j’ai eu le choix parce que je l’avais.
Mes chances de réparer les domages qu’on subit ma cervelle ce soir sont casi-inexistantes. ( MORT ENCEPHALIIIIIIQQQUUUUEEEEE)
Plus, cette chose dont nous souffrons toutes – pas autant que moi.
J’y tenais. Je tenais à être là. Et toute cette journée me sera pénible. Oh, vraiment pénible. Je ne m’en douterai même plus.
On peut dire Good Bye aux petits bourgeons.

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