20/09/10
C’est classe d’être en L et de rien branler de la semaine.
C’est moins classe de se rendre compte qu’on va passer notre week-end a taffer sans s’arrêter.
Je t’aimais.
Je me levais le matin et je me demandais pourquoi. J’avais la réponse.
J’allais en cours, je sourais, je regardais. Je me demandais pourquoi je faisais ça. J’avais la réponse.
Quand je marchais sur ce que je croyais être ses pas, je songeais aux dernières traces qu’il aurait pu laisser derrière lui.
Je passais la moitié de mon temps a me rappeler de ce que j’avais vécu. De la première fois, des premières fois, des choses qui sont nées pendant ce temps, des choses que j’ai oublié avec le temps aussi. Des moments mémorables. De ce qui m’avait fait sourire.
Enfin ces histoires m’ont tellement abîmé que même le temps ne pourra pas me les faire oublier. Je me demandais souvent pourquoi. J’avais la réponse.
Puis rien ne paraissait vraiment tenir debout.
De toute façon qu’est-ce que la vie m’apportait d’autre, me disais-je. Je n’étais qu’une machine formatée par ses ancêtres, qui avançait, qui avançait, dans la mauvaise direction. Preuve de mon manque total d’indépendance, je n’aurais même pas été capable d’écrire comme je le fais aujourd’hui. J’étais trop vide et je ne servais carrément qu’a marcher avec les autres pour qu’ils se sentent moins stupides.
Mais quand je lui parlais à lui, je regrettais à peu près chaque mot que je lui disait. Est-ce que c’était ce qu’il fallait dire? Est-ce que ça aurait la moindre conséquence? Qu’est-ce qu’une conséquence, au juste, pour moi? Et puis c’était tout d’un coup très étrange et nouveau. J’avais l’impression d’aller beaucoup plus loin que je n’aurai dû.
Et ces questions, qui jamais ne m’avaient traversé l’esprit, me semblaient être des révélations.
Vraiment, s’il n’avait pas été dans ma tête à cette époque, je n’aurai jamais quitté mon lit le matin. Je préferais dormir. J’avais d’ailleurs très peur de m’endormir, car je redoutais le moment où j’allais devoir m’éveiller.
Je déteste me réveiller. Les rêves sont tellement plus attirants que la réalité.
Mais j’aimais un peu plus me réveiller quand je venais de rêver de lui. C’était impressionant. Le fait de, de mélanger ce que notre esprit veut nous faire croire, à ce qu’on croit, à ce qu’on voit et qui est sois-disant la réalité. Que devenait la réalité dans mes yeux? Je ne savais même plus. Je sentais juste la palpitation des battements de mon coeur au réveil, et cette eau chaude qui l’enrobait. Eau, ou un truc du genre.
Et j’étais traumatisée pendant le reste de la matinée.
Je me demandais pourquoi ça me faisait cet effet. Je connaissais la réponse.
Je savais tout le temps ce qui se tramait derrière mes pensées. Parfois j’interpretait mon amour comme une sorte de sentiment hypocrite provoqué par la solitude et l’ennui. Enfin, c’est aussi ce à quoi sert ce sentiment; ne plus être seul. Mais je comparais vraiment ça a une sorte de névrose ne refletant que mon propre désespoir, ne pouvant me combler jusqu’au bout. Je savais pertinement, et je me le répétais souvent, que c’était mauvais pour moi, pour ma santé mentale, pour tout le reste.
En même temps quand il n’étais pas là pendant une longue période, je commencait déjà à périr mentalement.
Besoin de ma drogue.
Mais d’un autre côté je me sentais comme une fille normale qui venait juste de rencontrer quelqu’un qui changeait tout simplement chaque petite chose de son existence en merveilles.
- Vraiment?
Oui, je sais. J’avais mal. Je souffrais a 95%. Quand on me parlait de lui, on me plaignait plus qu’autre chose. Putain, tu mérites pas ça, mais où tu vas là, réveille-toi, bon dieu, reviens avec nous Chieko. Mais je ne voyais pas où était le problème, et déniais toute aide. Quelle aide? Pourquoi? Quel problème a aimer quelqu’un?
Quel problème a aimer quelqu’un qui ne vous montrera jamais rien de plus que ce qu’il veut vous montrer, là, était la véritable question.
Je n’ai pas été dupée parce que j’aimais. Rien de comparable a un loup et un agneau. On ne peut même pas me sortir cette suggestion.
Et puis est-ce que je me lamentais d’avoir mal? Non. Alors laissez-moi.
Je m’en foutais totalement moi; je l’aimais et rien d’autre pouvait bien m’importer.
Ce qui s’est passé après?
” Tu t’es rendu compte que tout ça ne menait a rien et t’as laissé tombé? “
You know you know no you don’t you don’t.
Quand je me suis éprise d’une colère fougueuse? Quand j’ai massacré tout ce qui me tombait sur la main? Quand je devenais violente a la maison?
J’ai créé la Haine (une véritable source d’inspiration, ces mots rasoirs.)
J’ai créé la Haine et je me suis mise a la dessiner un peu n’importe quand..
Il fallait que je fasse quelque chose pour catalyser. Parce que c’était trop d’un coup, beaucoup trop, que je ne m’y attendais vraiment pas, et que je ne souhaitais pas crever tout de suite.
Je voulais comprendre aussi. Au final j’ai arrêté de chercher, j’en avais par dessus la tête.
Et c’est comme si la Haine avait draîné tout ce que j’avais accumulé pendant ces années; aussi bien le désespoir, les spasmes douloureux, la peine, le manque, que la passion, la compassion, l’amitié, juste.
Ce que vous venez de lire.
Je vais vous dire ce qui est vrai; ce qui est vrai c’est que je ne me rappelle même plus de ce que je ressentais quand je l’aimais. J’ai oublié.
Comme un mauvais rêve..
Et s’il était à refaire, referait-il ce chemin~ ♪










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