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Nostalogic.
Mais qu’est-ce que je voulais dire, déjà? Ca avait l’air merveilleux mais je viens d’oublier.
Je me demande ce que je suis en train de faire.
Je me demande ce que je veux.
Moi je ne suis pas un animal, je suis capable de parler, mais je me sens quand même très éphèmère. Trop même.
Tout cela me travaille.
Et pourquoi est-ce que j’attend impatiement ce type? Qu’est-ce qu’il est pour moi? Qu’est-ce qu’il va devenir?
Je suis une plaie qu’il va devoir supporter maintenant. En parlant de ça, j’espère que tu vas vite me laisser tomber. J’espère aussi que tout cela n’est pas trop dérangeant. Mais j’imagine que si; je m’imagine toujours et encore, que je suis là, que je dis des choses incompréhensibles – s’il m’arrive d’ouvrir la bouche, et que j’essaie de sourire sincèrement. En réalité je n’y parviens pas, et ça doit être flagrant.
Parce qu’un vrai sourire est dur a obtenir, non? Quelqu’un qui sourit est juste… malade.
Je n’arrive pas à comprendre que quelqu’un d’humain tout comme moi se satisfait de ce qu’il possède, et qu’il est heureux avec. Impossible. Il est névrosé. Maladie du bonheur. Ca existe!
J’avoue qu’il m’est pourtant arrivé d’avoir de jolis rictus récemment. Mais seulement quand j’étais chez moi, et que je repensais a la jolie matinée que je venais de passer. Et aux jolies matinées que j’allais passer.
Je suis malade de ne pouvoir sourire par maladie du bonheur.
C’est tout.
Je crois que je vais finir par tout foutre en l’air, parce que je ne me sens pas bien, alors que je devrais, alors que j’ai tout fait pour.
Je repense à l’odeur des pétales déssechées d’amour que j’ai laissé derrière moi. Elles sont écrasées mais, j’arrive quand même a voir leur trace sous mes pieds. Je sais où elles sont. Je sais qu’elles sont là. J’aurai aimé ne pas le savoir.
Ou ne jamais devoir tuer ces fleurs.
Je crois aussi que la seule chose à laquelle je tiens plus que tout c’est Aizou.
Pitié laissez-moi seule un moment.









