Acte XII, scène 1, Mo- raburabu de ichatte yo! Daitai, ai, nai.

8/11

Ahh, ce géant aux cheveux noirs et boots semelles ultra-compensées. Quelle intrigante personne. (je suis persuadée qu’il cache un Sabre Laser dans son Daypack.) Aurait-il remarqué mon weirdoism? Remarque-t-on mon weirdoism? Ou aurait-il remarqué que j’ai remarqué le sien? Ou n’est-ce rien du tout? Que penser? Que faire? Hey, ce n’est qu’un type, je suis là, et je n’attend rien. On cherche juste un peu d’amusement et de sables mouvants pour nous sortir de notre état d’ennui total, amusement qui va nous énerver, parce qu’en réalité on est le genre qui n’aime pas sortir de ses habitudes, et qui se voit augmenter son rythme cardiaque x1000 à chaque surprise, et putain qu’est-ce que c’est chiant. Voilà pourquoi c’est un piège. Mais combattre l’ennui avant tout, est primordial. Ahh je veux faire n’importe quoi. N’importe quoi.

Hier je voulais m’oublier et m’occuper a fond de quelqu’un en plaquant tout derrière moi – sans connaître encore l’identité du quelqu’un.

Un peu auparavant je voulais complètement l’opposé, genre me foutre du reste du monde,  m’occuper que de moi, atteindre une plénitude.

Et maintenant je m’en fous, j’ai l’impression que rien n’existe vraiment, que rien n’a de conséquences, que la douleur est éphémère, que les jours passent trop vite, et que je ne sais pas trop quoi faire de toute cette vie, celle qui est entre mes mains mais, celle qui m’entoure aussi.

Et puis toutes ces hallucinations.. Je veux que ça continue.

Plus grand chose n’a d’importance. Je claque des doigts avec l’amour. Le truc qui est censé être le plus important pour un humain. De toute façon je ne veux pas penser à ce que je ressens. Et je ne pense à rien d’autre. Je n’ai rien d’autre à penser. Et c’est plutôt bien. Il m’arrivera ce qui m’arrivera. Je provoquerai surements certains trucs, avec mon idiotie, ma paranoïa, mon égoïsme, et toutes ces névroses dont vous trépassez. Et puis des choses me tomberont dessus et j’en serais bien contente, tiens. Oui je crois que je vais rester assise là, et contempler le monde, le mélanger avec mes rêves, et rire aux phrases insensées que me murmure mon égo.

 

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